Communiqué de presse.
1. L’Observatoire de l’Action Gouvernementale (OAG) constate avec une grande amertume que depuis quelques jours, le secteur de l’Enseignent primaire et secondaire devient progressivement le théâtre de conflits tous azimuts qui, si l’on n’y prend pas garde, risquent de mener inéluctablement à un total enlisement de la situation.
2. Par le biais des différents syndicats (Conapes, Steb, Sleb et Synapep), les enseignants de primaire et du secondaire ont encore déclanché une grève monstre pour réclamer leurs droits. Mais au lieu de calmer leurs ardeurs et de les inviter sagement au dialogue en vue d’un éventuel compromis, le ministre de tutelle a haussé le ton et a menacé de sévir vis-à-vis de grévistes.
3. Dans la foulée et comme pour fragiliser sans le dire le mouvement, des syndicats fantoches qui excluent a priori l’idée d’exprimer leur malaise à travers un mouvement de grève, ont été créés et enregistrés dans des conditions qui cachent mal une certaine complicité de l’autorité.
4. Pire encore, un vent de tension au ressort politico-ethnique secoue dangereusement certains établissements secondaires en l’occurrence le lycée de Kayanza et les acteurs politiques font des établissements scolaires des lieux privilégiés de campagne électorale et d’autres enseignements divisionnistes.
5. Tout cela se produit à un moment particulièrement sensible où les acteurs sociopolitiques polarisent plutôt leur attention sur les élections imminentes alors que les élèves et autres écoliers se préparent aux décisifs examens du 2ème trimestre.
Afin de prévenir un éventuel enlisement de la situation, l’Observatoire de l’Action Gouvernementale recommande :
• au gouvernement, d’initier sans tarder un dialogue sincère entre les responsables des syndicats des enseignants afin d’aboutir à un compromis durable ;
• aux responsables des syndicats des enseignants, de privilégier le dialogue afin de ne pas pénaliser les élèves/écoliers et leurs parents ;
• à tous les partenaires de l’éducation, de tenir un discours rassurant de l’autorité pour ne pas mettre l’huile sur le feu ;
• aux autorités administratives et aux responsables des établissements scolaires, d’interdire formellement que les lieux d’apprentissage soient transformés en espace de mobilisation politique.
Pour l’Observatoire de l’Action Gouvernementale, OAG
Onesphore Nduwayo
Président