À quand la vérité sur les incendies des marchés ?

mardi 14 juillet 2026,par Jean-Bosco Nzosaba

Après l’incendie du marché de Ngozi, survenu dans la soirée du 9 juillet, l’organisation PARCEM appelle le gouvernement à faire toute la lumière sur les incendies qui frappent régulièrement les marchés du pays. Son président, Faustin Ndikumana, juge incompréhensible l’absence d’une enquête approfondie et rejette l’idée selon laquelle les commerçants devraient financer eux-mêmes les équipements de lutte contre les incendies.

le président de PARCEM (Parole et action pour le réveil des consciences et l’évolution des mentalités), la répétition de ces incendies ne peut plus être considérée comme un simple fait du hasard. « Si on analyse la fréquence des incendies qui continuent à ravager les marchés dans notre pays, il y a lieu de constater qu’il y a vraiment anguille sous roche ».
Selon lui, ces catastrophes ont de lourdes conséquences sur l’économie nationale, les recettes fiscales de l’État et les moyens de subsistance de nombreuses familles qui dépendent des activités commerciales.

Faustin Ndikumana regrette qu’aucune enquête approfondie ne soit menée afin d’établir les causes réelles de ces incendies. « On ne comprend pas pourquoi le gouvernement ne fait pas d’enquêtes minutieuses pour établir les faits, les vraies causes des incendies qui ravagent nos marchés et prendre les mesures conséquentes ».

Le président de PARCEM s’interroge également sur l’absence d’une intervention rapide des services de secours lors de ces sinistres. Il estime que l’État devrait investir davantage dans les moyens de lutte contre les incendies.
Réagissant aux propos du président de l’Assemblée nationale, selon lesquels les commerçants devraient s’organiser pour acquérir eux-mêmes des équipements de lutte contre les incendies, Faustin Ndikumana marque son désaccord.
« Je ne comprends pas comment le président de l’Assemblée nationale peut dire que ce sont les commerçants qui doivent s’arranger pour acheter ces équipements. C’est une mission par excellence du gouvernement ».

Au-delà de l’urgence, il plaide pour une stratégie nationale de prévention. Celle-ci devrait comprendre des inspections régulières des marchés, le renforcement des capacités de la protection civile, la sensibilisation des commerçants à l’assurance ainsi que la mise en place de mécanismes transparents pour protéger les anciens propriétaires des stands lors de la reconstruction des marchés détruits. Pour Faustin Ndikumana, seule une action gouvernementale résolue, fondée sur la prévention, la transparence et des investissements suffisants, permettra de mettre fin à la série d’incendies qui affecte les marchés burundais.

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