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mardi 23 avril 2019,par Jean Bosco Nzosaba

Il est urgent d’initier un transport de personnes via le lac Tanganyika

Le Directeur Général de l’autorité maritime du Lac Tanganyika Gérard Nyandwi exhorte les opérateurs économiques burundais à investir dans le transport des personnes via le lac Tanganyika.

Cela permettrait, dit-il, l’exploitation optimale du corridor centrale. Pendant plusieurs décennies, le port de Dar-es-Salaam, les routes et les chemins de fer de la Tanzanie ont servi les économies des pays voisins tels que l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la RDC. Mais la demande en transit augmente du jour au jour. Ce qui nécessite le renforcement de tous les moyens de transport.

Pour le Burundi particulièrement, le corridor central joue un rôle hautement stratégique dans son essor économique, surtout que plus de 80% des produits importés et exportés passent par ce corridor, soit par Dar-es-Salaam et Kigoma (lac Tanganyika), soit par Dar-Es-Salaam et Dodoma (Tanzanie), soit par Kobero et Bujumbura (Burundi)

En effet, le port de Dar-es-Salaam, gère plus de 14% des importations et des exportations de ces pays. Par conséquent, la capacité de manutention du port a déjà dépassé 13 millions de tonnes. La région du corridor central a des besoins à court terme de 2 milliards USD en termes d’investissement dans les infrastructures multimodales. Mais les besoins exprimés dépassent de loin cette somme. Pour le Burundi seulement, les besoins sont estimés à 3 milliards USD. Chaque chose à son début et l’union fait la force. A côté de la Banque Mondiale, espérons que d’autres partenaires vont s’investir pour que tous les projets soient financés.

La sous-région nécessite des infrastructures de transport comme les routes, les ports, les aéroports et les chemins de fers. Et, pour gagner ce pari, il faut développer une vision commune et une approche cohérente pour tirer profit des potentialités économiques que présentent les pays concernés.

 

 

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