Cap sur le plan stratégique de santé de la reproduction 2013-2015

mercredi 6 mars 2013,par Jean Bosco Nzosaba

Le programme national de la santé de la reproduction (PNSR) vient d’élaborer le plan stratégique de santé de la reproduction 2013-2015 qui s’inscrit en droite ligne dans la mise en œuvre du CSLP II et du plan national de développement sanitaire 2ème génération qui couvre la période de 2011 à 2015. Lors de la présentation dudit plan révisé aux partenaires techniques et financiers, la ministre de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida, le Dr Sabine Ntakarutimana a signifié que ce plan vient s’aligner aux documents (ci-haut cités) importants dans la mise en route de l’intégralité des axes de la politique nationale de santé en vue de répondre à l’engagement du Burundi pour l’atteinte des OMDs en ce qui concerne spécialement la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. D’après la ministre Ntakarutimana, les problèmes liés à la santé de la reproduction demeurent dans le monde entier, la principale cause de mortalité des femmes en âge de procréer et des enfants de moins de 5 ans. En effet, a-t-elle dit, les statistiques des Nations-Unies indiquent que chaque année dans le monde, 358 000 femmes meurent de causes liées à la grossesse ou à l’accouchement. Chaque année dans le monde entier, 10 à 15 millions de femmes soufrent de maladies ou d’invalidités graves causées par des complications survenues durant la grossesse ou l’accouchement. Dans notre pays selon elle, la mortalité maternelle et infantile reste un défi majeur même si quelques progrès ont été réalisés, a-t-elle dit. Pour étayer son propos, elle a fait savoir que le taux de prévalence contraceptive est passé de 7% en 2005 à 25,63% fin 2012. Le taux d’accouchement assisté par un personnel qualifié est passé de 22,9% en 2005 à 68% fin 2012 pendant que le ratio de mortalité maternelle est passé de 800 pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 500 pour 100 000 naissances vivantes en 2010, selon les données fournies par l’enquête démographique et de santé de 2010. Néanmoins, a-t-elle fait remarquer, avec un indice synthétique de fécondité de 6,4 enfants moyenne par femme, les femmes en âge de procréer représentent près de la moitié de la population féminine totale, soit 46% avec comme conséquence l’accroissement rapide de la population et le niveau élevé de la morbidité et de mortalité maternelles et infantiles. Pour la ministre de la Santé publique, cette fécondité élevée qui est la conséquence de la faible utilisation des services de la planification familiale, constitue un des facteurs importants de la croissance démographique. Des efforts énormes doivent être faits envers les adolescents et les jeunes qui constituent plus de 60% de la population burundaise et ces derniers doivent avoir accès à l’information et aux services de santé de la reproduction, a-t-elle dit en substance.

 

 

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