Analyse du financement et du fonctionnement de l’enseignement supérieur privé au Burundi

lundi 14 janvier 2013,par Jean Bosco Nzosaba

L’enseignement supérieur privé a connu depuis une dizaine d’années un boom sans précédent. Né dans un contexte de crise multidimensionnelle de l’Etat, il a pu contribuer de façon notable à l’offre de formation, au moment où l’enseignement supérieur public, était confronté à une crise due à des flux croissants d’étudiants, une fuite des cerveaux, interne et vers la région. Egalement, les doctorants envoyés poursuivre leurs études à l’étranger préféraient y rester pour des rasions diverses. En dix ans de développement de l’enseignement supérieur privé, celui-ci comprend déjà 23 établissements, avec des effectifs d’étudiants qui croissent désormais à un rythme exponentiel. Alors qu’en 2001, au moment de la création de la plupart des établissements privés, les effectifs de l’enseignement supérieur public étaient treize fois plus élevés, avec respectivement 7468 et 542, en cinq ans ceux-ci se rapprochent et passent à 11184 et 9639, pour être au même niveau, une année après. A partir de 2009, les effectifs de l’enseignement supérieur privé dépassent ceux du public. L’égalité est atteinte autour de 2008 et un dépassement s’opère à partir de l’année 2009. Cette dynamique fait qu’en 2011, les effectifs d’étudiants culminent à 20.101. Si on y ajoute ceux de l’enseignement supérieur public, les effectifs totaux atteignent plus de 36000, loin devant les projections qui étaient faites pour 2015.
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