La Place de la femme burundaise dans les instances de prise décision

mercredi 4 avril 2012,par Jean Bosco Nzosaba

La femme burundaise joue un rôle prépondérant dans la société burundaise et occupe le premier rang dans l’économie familiale. Pour l’ensemble du pays l’on compte 107 personnes actives de sexe féminin pour 100 personnes actives de sexe masculin. Le taux d’activité des femmes est évalué à 59,4 % avec des variations suivant l’âge1. Constituant plus de 50,8 % de la population, les femmes devraient avoir une place de choix dans tous les secteurs du pays. Cependant, la situation en est actuellement autre. L’égalité de participation entre les hommes et les femmes aux sphères de prises de décision n’est pas assurée. Or, l’égalité de participation aux prises de décision n’est pas une simple question de justice et de démocratie mais c’est également une condition nécessaire pour que les intérêts et les préoccupations des femmes soient pris en considération. En effet, comme le souligne Roland Colin, le fait d’avoir part à quelque chose suppose que l’on « subisse un processus dans lequel on est impliqué », ce qui implique une certaine passivité dans l’action. En revanche, le fait de prendre part à quelque chose signifie que l’on « exerce sa part de responsabilité dans la réalisation d’un processus », ce qui suppose au contraire une véritable action positive. Les femmes devraient donc « prendre part », de façon visible, à la gestion des affaires publiques et non « avoir part ».
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