Commune Matana : état des lieux de la gouvernance en novembre 2011

jeudi 1er décembre 2011,par Jean Bosco Nzosaba

A voir sa situation politico-administrative, socio-économique et des droits de l’homme, la commune de Gisagara est en bonne position par rapport à ce que nous entendons et observons dans d’autres contrées du pays. D’après les indicateurs de gouvernance appliqués au BURUNDI, cette commune a fait de bonnes performances. L’évaluation de la commune réalisée par le FONIC lui a accordé une note de 65% et vient avant toutes les quatre autres communes de la province Cankuzo. Les éléments considérés ont été principalement le système d’archivage, les procès verbaux des réunions du Conseil communal, la tenue de la comptabilité, les prestations du conseiller technique etc. En ce qui concerne la gouvernance politique et administrative, la commune Gisagara dispose d’un Conseil communal dominée par le parti au pouvoir. Il se taille la part du lion avec 10 sièges sur 15. D’autres partis à savoir le MSD, l’UPD-Zigamibanga, l’UPRONA et le Sahwanya-FRODEBU se partagent les cinq sièges qui restent. Dans une commune où l’opposition est muselée et résignée, un débat contradictoire dans ce Conseil communal est presque inexistant. La majorité des membres du Conseil communal de Gisagara ont un faible niveau de formation, ce qui est une entrave à l’efficacité de cet organe combien important pour un développement harmonieux d’une commune. Si on descend au niveau des Conseils de collines, la collaboration entre les cinq membres de ces organes plus proches de la population n’est pas au beau fixe. La jalousie liée aux avantages dont bénéficie le chef de colline et l’origine du manque de courage des quatre autres membre du Conseil dans la direction et l’encadrement de la population à leur destinée. Les chefs de collines sont aussi pointés du doigt pour privilégier les membres du parti au pouvoir quand il faut désigner les bénéficiaires de certains avantages octroyés par la commune ou ses partenaires à la population. Du côté de la gouvernance économique et sociale, la commune Gisagara dispose des ressources très limitées pour exécuter ses projets de développement. Les maigres recettes collectées sont utilisées principalement comme frais de fonctionnement à coté du salaire du personnel. Les projets d’investissement sont exécutés par les partenaires de la commune à la tête desquels se trouve le projet PRADECS ;
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