nzosaba jean bosco

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Les commerçants regagnent bientôt les marchés réhabilités

 

Les commerçants des anciens marchés réhabilités à Kinama, Ngagara, Jabe, Musaga, Kanyosha, Kinindo et Ruziba en mairie de Bujumbura pourront regagner leurs stands respectifs depuis décembre 2017, a-t-on appris ce lundi 16 octobre 2017 dans une conférence de presse du conseiller principal du maire de la ville de Bujumbura et président de la commission chargée de la réinstallation des commerçants dans ces marchés, M. Ramadhan Nkurikiye.

Le travail de réinstallation des commerçants dans les marchés réhabilités a connu un retard, souligne M. Nkurikiye, parce que la commission qu’il préside a fait face à un problème d’exiguïté. Il affirme que d’autres infrastructures qui n’y étaient pas avant la réhabilitation ont été construites, à savoir le bloc administratif, le bureau du commissaire du marché, le bureau de l’OPJ, les cachots, l’infirmerie et l’installation pour la protection contre les incendies. Ces infrastructures ont réduit les périmètres qu’occupaient ces commerçants qui doivent être tous casés, poursuit M. Nkurikiye.

 S’agissant des activités en cours, il fait savoir que la commission procède au dénombrement des espaces pour la construction des échoppes ou des emplacements permanents des commerçants, ajoutant aussi que leur commission est en train de matérialiser les espaces déjà identifiés pour attribuer un numéro de référence, afin qu’aucun commerçant ne manque de place.

Source : ABP

 


Un spectacle culturel chinois présenté à Bujumbura

 

Une troupe artistique chinoise a présenté mardi soir au campus Kiriri de l’Université du Burundi à Bujumbura, un spectacle culturel chinois intitulé ″vœux en provenance des steppes de la Mongolie intérieure″ en présence de plusieurs invités de marque, des membres du corps diplomatique et des membres de la diaspora chinoise du Burundi.

Le premier vice-président de la République du Burundi, M. Gaston Sindimwo a, à cette occasion remercié l’ambassadeur de Chine au Burundi, M. Li Changlin pour avoir concrétisé son annonce récente sur la visite de cette troupe artistique chinoise au Burundi en ce mois d’octobre. ″C’est un honneur et un plaisir pour le gouvernement burundais d’exprimer sa profonde gratitude au gouvernement chinois, pour sa coopération, sans cesse grandissante, caractérisée notamment par une vitalité créatrice des artistes chinois″, a souligné le vice-président burundais.

 

Dans son allocution de circonstance, l’ambassadeur de Chine au Burundi, M. Li Changlin a déclaré que le déplacement à Bujumbura, de cette troupe artistique envoyée par le ministère chinois de la Culture, constitue une ″forte valeur ajoutée″ dans la promotion des relations sino-burundaises au sein desquelles les échanges culturels jouent un rôle ″irremplaçable″. Au sommet de Johannesburg du Forum sur la coopération sino-africaine tenu à la fin de l’année 2015, a souligné l’ambassadeur Li, le président chinois Xi Jinping a indiqué que les échanges et l’inspiration mutuelle sur le plan culturel, constituent un des axes du partenariat stratégique global sino-africain.

 

L’année dernière, a-t-il ajouté, la Chine et le Burundi ont renouvelé le plan d’action quadriennal de l’accord de coopération culturelle sino-burundaise. ″Je suis très heureux de constater que dans le cadre de cet accord, des fruits abondants ont été enregistrés. Le nombre de bourses d’études et celui de formation de courte durée, fournit par le gouvernement chinois à la partie burundaise, augmente d’année en année ; alors que les projets d’échange culturel se multiplient″, a-t-il expliqué. Il a cité notamment le séjour au Burundi d’une troupe artistique chinoise originaire de la province de Zhejiang en 2015 et le développement de l’Institut Confucius de l’Université du Burundi. M. Li a en outre fait remarquer qu’avec la visite effectuée ″avec succès″ au Burundi, en mai dernier, par le vice-président chinois Li Yuanchao, les deux parties se sont convenues d’intensifier encore davantage les échanges et la coopération dans le domaine culturel.

 

Signalons que les présentations de ce spectacle culturel chinois à Bujumbura ont été ponctuées par des intermèdes culturels burundais du tambour aujourd’hui déjà inscrit au patrimoine mondial immatériel de l’UNESCO.

 

Source : ABP

 


Burundi/Iran : Vers le renforcement des relations d’amitié et de coopération bilatérale

 

Une délégation du ministère iranien des Affaires étrangères va séjourner au Burundi du 4 au 5 octobre prochain, pour une visite de travail destinée au renforcement des relations d’amitié et de coopération bilatérale, a indiqué lundi à l’Agence burundaise de presse (ABP), M. Ferdinand Bashikako, directeur général chargé des relations avec l’Afrique, l’Asie et l’Océanie au ministère burundais des Relations extérieures et de la Coopération internationale. Le Burundi et l’Iran ont établi leurs relations diplomatiques le 23 mars 1985, note-t-on.

 

Cette délégation, a précisé M. Bashikako, sera composée de quatre personnalités dont le directeur général et secrétaire au Bureau africain du ministère des Affaires étrangères de la République islamique d’Iran, Mehdi Aghaja’fari (chef de délégation), accompagné de l’ambassadeur d’Iran au Burundi avec résidence à Kampala (Ouganda), Seyed Morteza Mortazavi, d’un interprète et d’un desk officer. ″Dans cette perspective de renforcement de la coopération bilatérale Burundo-iranienne, la délégation iranienne se déplacera au Burundi particulièrement dans le cadre de la signature d’un protocole d’accord pour la création du comité politique et économique commun entre la République islamique d’Iran et la République du Burundi″, a-t-il révélé.

Au cœur de cette visite se trouve certes une volonté politique commune des deux pays pour renforcer et promouvoir la coopération bilatérale Burundo-iranienne dans tous les domaines intéressant les deux pays, a explicité M. Bashikako, avant d’ajouter que ce sera également une ″bonne opportunité″ pour examiner le suivi des accords de coopération signés le 10 avril 2013 à Téhéran (Iran) au cours de la visite officielle du chef d’Etat burundais, M. Pierre Nkurunziza. M. Bashikako a cité notamment l’accord général de coopération, l’accord commercial, l’accord sur la promotion et la protection des investissements ainsi que des mémorandums d’entente pour la coopération dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de la formation technique et professionnelle ainsi que sur l’exemption de visas pour les personnalités titulaires de passeports diplomatiques et de service.

A ce jour, la coopération burundo-iranienne dans le secteur éducatif est déjà effective depuis 2015, a-t-il signalé, avant de préciser que chaque année, le Burundi bénéficie d’une dizaine de bourses universitaires. De même, a-t-il ajouté, dans le cadre du perfectionnement professionnel, des fonctionnaires burundais évoluant dans la carrière de l’enseignement des métiers, ont déjà bénéficié des formations de renforcement de capacités en Iran. Ce renforcement des capacités burundaises est aussi déjà effectif dans le domaine de la santé, a signalé M. Bashikako, en citant le cas des déplacements réguliers vers le Burundi d’un médecin dermatologue iranien pour soutenir l’expertise locale en ce qui concerne la lutte contre les ″maladies de la peau″.

A la question de savoir les entretiens inscrits à l’agenda de cette délégation iranienne, M. Bashikako a indiqué que celle-ci pourrait être reçue par des hautes autorités burundaises dont le ministre en charge des Relations Extérieures ou son représentant.

Source : ABP

 


La CVR plaide pour la mise en place d’une loi sur le traitement des fosses communes.

 Le président de la Commission vérité et réconciliation (CVR), Mgr Jean Louis Nahimana, a demandé, en fin de la semaine dernière, lors d’une conférence de presse organisée pour faire le point sur les résultats des dépositions populaires déjà faites dans quatre provinces, à savoir Mwaro, Karusi, Ngozi et Bujumbura-Mairie, qu’il y ait la mise en place d’une loi sur le traitement des fosses communes.

Concernant la protection des fosses communes déjà découvertes dans ces quatre provinces, Mgr Nahimana a souhaité une synergie nationale issue de diverses crises burundaises au cœur de laquelle les agents de l’administration territoriale à la base joueraient un rôle-clé pour éviter que des malfaiteurs ne viennent "faire disparaître ces preuves de la barbarie humaine".

"C’est un travail complexe qui n’est pas seulement du ressort de la CVR, ce que d’aucuns ignorent complètement. Car, en ce qui concerne le traitement des fosses communes, que ce soit la phase d’exhumation ou alors la ré-inhumation des restes humaines découvertes, on est astreint de respecter les conventions internationales en la matière, en se référant aux prérogatives dévolues au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en la matière. C’est aussi un travail que la CVR ne peut pas faire sans la collaboration des instances habilitées. Il faut une loi sur le traitement des fosses communes", a insisté Mgr Nahimana.

Pour lui, même si ce travail touche les émotions, il ne doit pas néanmoins être improvisé, surtout quand il s’agit des atteintes à la vie et aux droits humains. "Toutefois, il ne faut pas que les passions ou les émotions priment sur la raison car notre souci est de travailler dans les limites de la loi", a-t-il noté. Sur ce, il a recommandé de se référer aux prescrits des conventions internationales ad hoc, en l’occurrence la nécessité d’un guide et la promulgation d’une loi sur les fosses communes au Burundi.

 

"En effet, demain je ne peux pas me mettre à exhumer des corps et à les ré-enterrer quelque part sans m’appuyer sur un cadre légal", a-t-il fait remarquer. En revanche, a-t-il souligné, la protection des fosses communes est avant tout du ressort de l’administration territoriale qui devrait veiller à ce que "ces preuves ne disparaissent pas". Par ailleurs, a-t-il ajouté, la CVR ne peut pas travailler en dehors de la plateforme nationale de gestion des catastrophes naturelles, qui est composée notamment de la Croix-Rouge du Burundi, du CICR et de la Brigade chargée de la prévention des catastrophes.

En définitive, Mgr Nahimana s’est dit satisfait des réalisations déjà faites par la CVR à ce jour, parce qu’au stade actuel, elle en est encore à une phase préliminaire "non encore complexe" sur la constitution d’une base de données, avec un focus sur des dépositions, l’inventaire des fosses communes et l’identification des personnes qui se sont distinguées dans la protection de leurs voisins.

Sur la question de savoir son analyse sur les disparités relevées sur le niveau des affluences entre les zones de la province urbaine de Bujumbura-Mairie en ce qui concerne la participation aux dépositions, Mgr Nahimana a indiqué que la forte ou la faible affluence dans les unes et les autres peut s’expliquer par les opportunités de disponibilité dans les quartiers majoritairement peuplés par des fonctionnaires et d’autres qui le sont moins.

"Mais aussi, on n’a pas encore évalué les effectifs pour savoir si c’est une minorité ou pas. En effet, il y a des gens aussi, pour avoir trop souffert, émettent des doutes par rapport à leurs attentes de la CVR. Certaines personnes se montrent sceptiques en se demandant si la CVR va leur ramener les leurs qui sont partis, ou alors si elle va leur ramener leurs maisons détruites, leurs voitures ou vaches pillées ! Cela montre qu’un travail en profondeur de sensibilisation en direction des victimes pour une large adhésion à la cause de la CVR reste encore d’une impérieuse nécessité", a-t-il fait remarquer.

En se projetant dans le futur, le président de la CVR a indiqué que les difficultés à venir sont attendues à l’étape postérieure de traitement des informations collectées, nécessitant le recours à des analyses rationnelles scientifiques.

"Là, nous allons devoir attendre vraiment que les conditions soient réunies pour travailler avec des experts et, si possible, dans un cadre universitaire", a-t-il estimé.

ABP


Clôture à Bujumbura de la 11ème session des jeux militaires et événement culturel de la CEA

 

Le premier vice-président de la République du Burundi, M. Gaston Sindimwo a clôturé mardi le 6 septembre 2017, au stade Prince Louis Rwagasore, la 11ème session des jeux militaires et événement culturel de l’EAC, édition 2017.

Il a, dans son discours de circonstance, remercié les représentants et délégués venus des quatre Etats membres de Communauté est africaine tout en admirant le courage ayant caractérisé les organisateurs. Comme l’a dit le président de la République du Burundi Pierre Nkurunziza, lors de l’ouverture de ces jeux, il a fait remarquer que la paix et la sécurité au Burundi sont une réalité. « La population burundaise vaque à ses activités quotidiennes sans aucun problème », a-t-il ajouté.

Il a en outre indiqué que la tenue de ces jeux sur le territoire burundais est, selon lui, un signe éloquent d'une paix et d’une sécurité qui règnent dans le pays, contrairement à ce que propagent certains medias étrangers mal intentionnés. C’est pour cette raison qu’il a invité les participants à cet événement à dire la vraie réalité du Burundi et de montrer son image réelle. La 10ème session des jeux militaires et événement culturel s'est déroulée, au Rwanda en 2016 et le Burundi n'a pas pu participer.

Le ministre de la Force de défense national et des Anciens combattants (FDNAC), M. Emmanuel Ntahomvukiye a, quant à lui, fait savoir que ces jeux et événement culturel viennent de cimenter la coopération entre les forces armées des pays membres de l’EAC. Il a par la suite souhaité, aux participants étrangers, un bon retour dans leurs pays respectifs. La 12ème session de ces jeux aura lieu au Kenya.

Le secrétaire général adjoint de l’EAC, M. Charles JOLOGE a fait savoir que ces jeux étaient du moins orientés dans le sens du renforcement et d'enracinement de l'intégration, ce qui encourage la fraternité au sein des forces armées dans la région. Il a en outre confié que, lui, et d’autres participants sont très satisfaits de la façon dont ils ont été accueillis sur le sol burundais.

Au moins 500 participants venus des quatre pays membres de l’EAC se sont présentés dans ce tournoi qui vient de s'étendre sur deux semaines. La 11ème session des jeux militaires et événement culturel a été clôturée par un match de football entre le Burundi, pays hôte et l’Ouganda où ce dernier a remporté sur un score de trois buts à Zéro. Le Kenya s’est, quant à lui, taillé la part du lion remporté 4 médailles d’or. Le Burundi a décroché une seule médaille d’argent en basket-ball

Le chef de la Force de défense nationale du Burundi (FDNB), le général Prime Niyongabo, a remercié le 1er vice-président de la République du Burundi pour avoir rehaussé, de sa propre présence, la clôture de la 11ème session des jeux et événement culturel, édition 2017. Il a en outre indiqué que ces jeux ont été l’occasion offerte aux différents contingents de l’EAC de passer un bon moment ensemble et mener une réflexion sur un avenir meilleur de l’EAC.

La 11éme session des jeux militaires et événement culturel édition 2017, rappelle-t-on, a été organisée sous le thème:« One people one destiny through 11th EAC military games and cultural event» (Un seul peuple un seul destin à travers la 11ème session des jeux militaires et événement culturel). Tous les pays membres de cette communauté ont participé à ces jeux, hormis le Rwanda, dont le drapeau flottait à Bujumbura à côté de ceux des autres malgré son absence.

 


Le processus dialogue politique interburundais est bien avancée (MAE)

 

Le ministère des Relations extérieures et de la Coopération internationale (MRECI) est "satisfait des avancées" du processus du dialogue politique inter burundais tant au niveau de ses deux dimensions (interne et externe), a déclaré mardi le 5 septembre 2017 le secrétaire permanent au MRECI, Dr Jean de Dieu Ndikumana, dans une interview accordée à l’Agence burundaise de Presse (ABP).

Ce processus, placé sous l’égide de la Communauté est-africaine (CEA) regroupant à ce jour six Etats (Kenya, Tanzanie, Ouganda, Burundi, Rwanda et Soudan du Sud), a été initié en janvier 2016, à la suite de la nouvelle crise électorale burundaise déclenchée le 26 avril 2015 et marquée par le coup d’Etat manqué du 13 mai de la même année.

En ce qui concerne le volet interne de ce processus, M. Ndikumana a signalé que le Burundi est déjà au bout de ses conclusions dans la mesure où le rapport ad hoc a déjà été présenté aux plus hautes institutions républicaines, via la présidence de la Commission nationale pour le dialogue inter-burundais(CNDI). En revanche, pour le volet externe, a-t-il ajouté, le MRECI souhaite qu’il tire ses conclusions et se clôture rapidement "afin qu’une synthèse des deux parcours politiques soit faite dans l’intérêt supérieur de l’immense majorité du peuple burundais dont l’ultime aspiration est de vivre en permanence dans un environnement paisible, sécurisé et harmonisé, avec le développement socio-économique national".

M. Ndikumana a saisi l’occasion pour rappeler que dans le cadre des consultations sur ce processus avec les autorités burundaises, une délégation du Bureau de l’ancien chef d’Etat tanzanien et médiateur dans le dialogue extérieur inter burundais, M. Benjamin William Mkapa, a séjourné à Bujumbura du 15 au 17 août dernier pour s’enquérir sur l’état des lieux de l’évolution politico-sécuritaire burundaise. Le MRECI estime que la mission de cette délégation est la dernière du genre pour aboutir à des conclusions car, a-t-il expliqué, il s’avère "urgent et pertinent" de combiner les recommandations des deux volets du processus du dialogue inter burundais pour produire un rapport unique.

Pour M. Ndikumana, sur le volet interne de ce processus, on ne relève à ce jour, aucun défi. "Je ne crois pas qu’il y ait des défis vis-à-vis du volet interne du processus en question parce qu’il a pratiquement touché des représentants de toutes les couches des diverses catégories socioprofessionnelles burundaises. Son degré élevé d’inclusivité a fait que toutes les sensibilités sociales, aussi bien des paysans que des ouvriers, ont obtenu des tribunes d’expression pour proposer leurs souhaits sur la gouvernance politico-économique et sociale burundaise, ainsi que des recommandations pour ressouder le tissu social burundais", a-t-il souligné.

Sur la question de savoir où le Burundi en est avec les travaux de la commission nationale chargée d’amender la constitution en vigueur du 18 mars 2005 dans le cadre de la mise en application des recommandations du dialogue intérieur inter burundais, M. Ndikumana a indiqué qu’à ce jour, le MRECI n’est pas encore informé sur les étapes déjà franchies par cette commission.

"Je pense que la commission est à l’oeuvre. Sur la question de savoir exactement où elle en est dans ses travaux, je n’ai pas d’informations là-dessus. Tout ce que l’on sait, c’est que la commission a été mise en place pour la mise en oeuvre de cette requête populaire sortie du dialogue intérieur au sujet de la révision de la loi fondamentale burundaise qu’est la constitution", a-t-il expliqué.

Revenant au volet externe du dialogue inter burundais en cours à Arusha depuis janvier 2016 sous une médiation conjointe de l’ex-président tanzanien Benjamin William Mkapa (médiateur adjoint) et de l’actuel chef d’Etat ougandais Yoweri Kaguta Museveni, M. Ndikumana a indiqué que le gouvernement burundais plaide sans cesse pour que cette médiation régionale "en finisse rapidement" avec ce dialogue. De la sorte, a-t-il renchéri, le gouvernement burundais peut planifier la vie du pays, sans toutefois être bloqué par ce processus du dialogue externe, et pourrait mieux se préparer aux prochaines élections de 2020. Le MRECI, a-t-il poursuivi, espère que les responsables du dialogue externe inter burundais sont en train d’analyser les voies et moyens pour tirer les conclusions y relatives.

"Ces responsables ont déjà contacté toutes les parties prenantes de ce dialogue, en faisant des déplacements sur terrain à travers le monde entier, notamment en vue de recueillir des inquiétudes et des propositions de certains Burundais sur la manière dont ils percevaient l’édification de la société burundaise. Je pense qu’ils sont en train de faire vite afin que ce dialogue se termine par la production d’un rapport extérieur qui devra être combiné avec le rapport interne pour produire un rapport unique du dialogue dans toute sa globalité", a-t-il dit. Ainsi, a-t-il signalé, les Burundais seraient apaisés au niveau du prochain rendez-vous électoral attendu à l’horizon 2020.

A la question de savoir ce que le gouvernement burundais considère comme "acquis" du processus du dialogue inter burundais, 19 mois après son démarrage, M. Ndikumana a indiqué que projeter actuellement sur le devant de la scène nationale et internationale "toutes les dividendes" déjà tirées serait anticipatif.

"De toute façon, ce qui est évident et qu’on peut souligner à l’étape actuelle des choses, c’est qu’avec le dialogue intérieur, ça aura été la toute première fois dans les annales de l’histoire du Burundi que le pays abrite un dialogue participatif d’une si forte représentativité de toutes les couches de la société burundaise pour s’exprimer sur la gestion des affaires du pays au niveau politique et socio-économique", a-t-il souligné. Sinon, a-t-il noté, il faut attendre une mise en commun des recommandations issues des deux volets du processus du dialogue pour pouvoir dégager l’intégralité de ces acquis.

Au coeur des acquis préliminaires, a-t-il affirmé, on aura remarqué que ce processus aura été émaillé par un "élan d’ouverture et d’inclusivité sur des questions sensibles jadis considérées comme tabous", ce qui, selon lui, constitue une fondation solide pour la construction burundaise dans les années à venir.

Sur la question de savoir si le gouvernement burundais maintient jusqu’à ce jour sa position selon laquelle "il est hors de question que les présumés putschistes fassent partie des participants au dialogue inter burundais", M. Ndikumana a indiqué que cette question est bien claire.

"En effet, sur n’importe quel coin de la planète, on n’a jamais vu ou entendu où un putschiste peut s’asseoir sur la table ronde pour négocier des choses. C’est pourquoi le MRECI s’aligne totalement à la position du gouvernement burundais dont il fait d’ailleurs partie, qui dit oui au dialogue inclusif, à l’exception de tous les individus poursuivis en justice, particulièrement pour leur participation à des actes de renversement des institutions élues par le peuple burundais", a-t-il affirmé. Avant tout, a-t-il insisté, les putschistes doivent répondre de leurs actes devant des instances judiciaires.

 

 

Source : ABP

 


Une ONG (radiée) appelle à une enquête sur les crimes commis au Burundi depuis le début en 2015

 Une ONG burundaise a appelé mercredi la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête sur les crimes commis au Burundi depuis le début en 2015 de la crise que traverse ce pays, en évoquant des centaines de disparitions forcées recensées.

Le Forum pour la conscience et le développement (Focode) "demande à la CPI de lancer sans délai son enquête avant le 27 octobre 2017" pour les crimes commis au Burundi depuis fin avril 2015, selon un communiqué transmis à l'AFP.

L'ONG appelle la CPI à engager "des poursuites contre leurs auteurs quelle que soit leur position dans les institutions de l'Etat", en évoquant notamment "de nombreux cas de disparitions forcées".

Le Burundi avait notifié formellement aux Nations unies sa décision de se retirer de la CPI le 27 octobre 2016. Ce retrait sera donc effectif un an après, soit le 27 octobre 2017 et la CPI a jusqu'à cette date pour ouvrir une enquête de son propre chef.

Selon des ONG internationale (la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme) et locale (la ligue Iteka), entre 800 et 1.200 personnes ont été victimes de disparitions forcées au Burundi depuis le début de la crise.

Le Focode a déjà "été alerté par la famille ou des amis des victimes pour 150 cas" et a "enquêté sur 40 de ces cas" depuis qu'il a lancé en avril 2016 son Initiative Ndondeza ("Aide-moi à retrouver le mien" en kirundi, la langue nationale), a expliqué à l'AFP son secrétaire exécutif, Gordien Niyungeko.

"Il s'agit d'enquêtes minutieuses et très documentées, grâce aux témoignages et révélations qui nous viennent des informateurs issus de tous les secteurs dont des policiers, des administratifs, (...), et cela au risque de leur vie", a-t-il poursuivi.

Ces informations sont recueillies à travers un dispositif mis en place sur les réseaux sociaux, selon la même source.

Bujumbura a toujours nié ces accusations en expliquant qu'il s'agirait de crimes commis par l'opposition "pour salir le gouvernement burundais".

Le Focode est dirigé par Pacifique Nininahazwe, l'une des figures de la société civile burundaise à la tête de la contestation contre la décision en avril 2015 du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat controversé.

Des manifestations avaient été violemment réprimées et un coup d'État manqué en mai 2015 avait entrainé le pouvoir dans une répression systématique, M. Nkurunziza étant finalement réélu en juillet de la même année.

Les violences qui ont accompagné cette crise ont entrainé de 500 à 2.000 morts, selon les sources (ONU et ONG), des centaines de cas de disparition forcée et de torture, et ont poussé à l'exil plus de 425.000 Burundais.

Source : AFP


Vers une contribution obligatoire pour les élections

 

Le ministre de l’Intérieur et de la Formation patriotique, M. Pascal Barandagiye, a réuni mardi le 22 août 2017, à Ngozi (nord), tous les gouverneurs de province et les administrateurs communaux et leur a ordonné de sensibiliser toutes les couches de la population pour les amener à comprendre le bien-fondé de contribuer pour des élections réussies.

« Selon la constitution burundaise, la contribution pour une bonne tenue des élections est un devoir pour le renforcement de la démocratie. Quand il n’y a pas d’élections dans un pays, c’est le désordre qui s’installe et chacun veut se faire chef », a affirmé le ministre Barandagiye, ajoutant que « le Burundi doit prendre en main le financement des élections et ne peut plus compter sur des aides extérieures qui ne viennent pas ».

Il a également fait savoir que le ministère est à l’œuvre pour fixer les modalités et les montants de ces contributions, selon les catégories : « une loi spéciale précisera bientôt le montant de contribution par catégorie de la population. Celle-ci sera obligatoire pour tout citoyen. Pour les salariés de l’Etat et du secteur privé, il y aura des concertations avec les syndicats et les responsables des corps non syndiqués pour fixer un pourcentage mensuel de contribution. Pour le reste de la population, des modalités d’application détermineront quel montant sera perçu une fois le trimestre ou l’année, selon le cas ».

Le chef de l’Etat burundais, M. Pierre Nkurunziza avait, lundi le 7 août 2017, donné le signal de cette contribution pour les élections de 2020 en versant une somme de cinq millions de francs burundais (5.000.000 FBu) à la Banque de la République du Burundi (BRB), agence de Ngozi, comme contribution de la famille présidentielle.

Le président de la République avait profité de l’occasion pour lancer un appel aux Burundais et amis du Burundi en vue d’une contribution pour que les élections de 2020 trouvent les moyens internes pour bien se réaliser. Il a fait remarquer que les élections demandent beaucoup de moyens financiers. Il faut donc que tout Burundais puisse faire sa contribution, et personne ne devrait faire sourde oreille car c’est une fierté de chaque citoyen, a-t-il souligné.

Il a indiqué que le Burundi a failli tomber dans un piège en 2015 quand les partenaires techniques et financiers des élections se sont retirés. Il recommande de commencer cette fois à temps, précisant que les Burundais doivent manifester leur esprit patriotique, surtout qu’un pays qui n’a pas d’institutions démocratiquement élues est un pays voué à l’échec, a martelé le chef de l’Etat.

Le président Nkurunziza a fait noter que beaucoup de pays africains ont opté pour le financement interne de leurs élections. Il n’est donc plus question, selon lui, de tout chercher de l’extérieur.

Le ministre de l’Intérieur et de la Formation patriotique a, au cours de cette réunion, demandé aux administratifs présents d’œuvrer pour le maintien de la paix et la sécurité en procédant à la redynamisation des comités mixtes de sécurité et la bonne tenue des registres de la population. Il a fait savoir que les travaux des élèves en vacances se termineront le 31 août et qu’une équipe d’évaluation est à l’œuvre pour classer les communes selon le niveau de réalisation de ces travaux. Les communes qui se classeront les premières seront primées, a-t-il annoncé.

Source : ABP

 


Vers la mise en place d'un système efficace de protection des végétaux

 

Le Burundi est à pied d'œuvre pour mettre en place un système efficace pour la protection des végétaux à travers la révision du décret-loi du 30 juin 1993 y relatif aujourd'hui devenu "caduc" au regard des réalités burundaises de terrain, apprend-on lundi du ministre burundais de l'Agriculture et de l'Elevage, Déo-Guide Rurema.

Le 10 août dernier, l'Assemblée nationale burundaise a adopté un projet de loi portant sur la révision du décret-loi n°1/033 du 30 juin 1993 portant sur la protection des végétaux au Burundi.

"Sachez bien que ce nouvel instrument juridique mettra en place un système de protection phytosanitaire en vue d'une bonne gestion des questions ad hoc en se conformant aux obligations de l'Organisation mondiale du commerce et de la Convention internationale pour la protection des végétaux dans l'ultime but de promouvoir l'agriculture, d'accélérer la lutte contre les maladies des cultures et de fignoler la sécurité juridique du marché des végétaux", a expliqué M. Rurema lors d'un point de presse tenu au lendemain de cette adoption parlementaire.

La nouvelle législation, a-t-il ajouté, aura le mérite d'avoir un champ de compétences élargi dans la mesure où elle permettra dorénavant au gouvernement burundais "d'avoir des mains libres pour assurer aisément et efficacement" le contrôle de l'application des règles phytosanitaires.

La loi révisée, a-t-il souligné, était limitative dans la mesure où elle n'accordait pas les prérogatives nécessaires à l'Organisation nationale de la protection des végétaux, particulièrement en ce qui concerne les fonctions de surveillance des terres et des laboratoires à travers une meilleure communication sur la présence, l'apparition et la dissémination des organes nuisibles aux végétaux.

La nouvelle loi en revanche, a-t-il insisté, innove en ce sens qu'elle oblige aux personnes entrant au Burundi, de "déclarer les produits végétaux" dont ils sont porteurs dans leurs bagages de voyage.

"Cette nouvelle loi constitue une réponse appropriée à toutes les insuffisances jusqu'ici observées dans la protection des végétaux, la prévention et la lutte contre les ennemis des végétaux, aussi bien à la phase de leur introduction que dans celle de leur diffusion à grande échelle", a-t-il renchéri.

M. Rurema s'est dit heureux de constater que cette nouvelle loi "cadre bien" les principes fondamentaux qui guideront l'action phytosanitaire au Burundi au cours des années à venir.

A ses yeux, les innovations introduites dans ce nouvel instrument législatif burundais font état également de la prescription des mesures phytosanitaires sur l'importation des végétaux, ainsi que l'interdiction de l'entrée des "organismes génétiquement modifiés" et des plantes "envahissantes" au Burundi telles que la jacinthe d'eau.

Cette nouvelle loi va octroyer en outre des permis d'importation aux promoteurs des activités allant dans le sens d'assurer une meilleure protection des végétaux, et permettra aussi la mise en place des procédures d'exportation et de transit des produits végétaux et renforcera l'inspection des questions phytosanitaires, a-t-il signalé d'autre part.

Par ailleurs, la rubrique répressive de la nouvelle loi est plus rigoureuse en termes de peines de prison et d'amende.

"Ainsi, quiconque plantera, vendra, stockera, transportera et distribuera des végétaux infectés d'un organisme nuisible tout en le sachant, sera puni d'une servitude pénale de six mois à cinq ans et/ou d'une amende de cinq cent mille à deux millions de francs burundais", indique la nouvelle loi burundaise sur la protection des végétaux.

APA/ imburi.info


L’économie burundaise en voie de relance.

La santé de l'économie burundaise s'améliore par rapport à la situation qui prévalait lors de la crise politico-électorale de 2015, a affirmé Salomon Nsabimana (photo), expert burundais en macroéconomie.

L'expert Nsabimana, qui est également chercheur professionnel à l'Institut de Développement Economique (IDEC) de Bujumbura et professeur à la Faculté des Sciences Economiques de l'Université du Burundi (UB), s'exprimait au cours d'une interview accordée à Xinhua sur l'état des lieux de l'économie burundaise à quatre mois de fin 2017 et début 2018.

"De façon globale, on voit que la situation économique burundaise s'améliore dans certains domaines par rapport à la situation de crise de 2015. Toutefois, force est de constater que beaucoup d'indicateurs restent inférieurs à la situation de 2014, jugée relativement bonne, année au cours de laquelle certains indicateurs étaient un peu élevés", a-t-il précisé.

L'actuelle situation économique burundaise s'analyse sous divers paramètres, en l'occurrence l'évolution du taux de croissance économique.

"En regardant de près la courbe du taux de croissance économique, on découvre que le taux de croissance de 2014 était autour de 4,5% ; lequel a chuté au cours des 12 mois de 2015 jusqu'à atteindre un seuil négatif. En 2016, le Burundi a connu certes une légère amélioration de son taux de croissance économique par rapport à celui de 2015 ; mais qui reste de loin inférieur à celui enregistré en 2014", a-t-il fait remarquer.

L'expert Nsabimana a souligné que la "photographie" de la santé économique burundaise transparaît également à travers l'examen de la production des richesses nationales, en se focalisant l'attention sur la contribution sectorielle.

"Avant la crise de 2015, la contribution sectorielle au niveau des services avait une forte visibilité dans le pays. On assiste, au lendemain de la fin du 1er semestre 2017, à une légère amélioration de la contribution sectorielle des services ; mais qui dépasse un tout petit peu la situation d'en 2015 durement frappée par le choc de la crise", a-t-il expliqué.

A ce jour, a-t-il souligné, l'économie burundaise est bâtie essentiellement sur deux secteurs, à savoir celui des services marqué aujourd'hui par une contribution sectorielle de 43% et celui de l'agriculture avec une contribution de 39%.

Car, a-t-il laissé entendre, le secteur industriel burundais reste aujourd'hui "très faible" avec une contribution dans la valeur ajoutée, inférieure à 20%.

M. Nsabimana a relevé également du côté de l'offre burundaise, que le processus d'investissement économique au Burundi est encore freiné par la "faiblesse" au niveau de l'épargne intérieure et un niveau du volume des importations jugée inférieure par rapport à celui d'il y a trois ans en 2014.

En effet, a-t-il insisté, par rapport à l'époque de crise de 2015, le niveau des importations en référence au PIB (produit intérieur brut), est certes aujourd'hui amélioré pour avoir passé de 29% à 31%.

"Concrètement, cela signifie qu'en dépit de la légère amélioration enregistrée en termes de volume d'importations ; les capacités d'importation ne sont pas encore développées au Burundi notamment à cause de l'insuffisance de l'offre en devises", a estimé l'expert burundais.

L'analyse de la situation économique burundaise montre en outre qu'aujourd'hui, par rapport à la situation de crise de 2015, les recettes fiscales, encore dominées par les apports du commerce intérieur, "ont légèrement augmenté".

En revanche, en ce qui concerne les capacités de consommation des Burundais, l'expert Nsabimana a signalé que les dépenses de consommation des ménages sont très élevées au Burundi.

Cela signifie que les richesses nationales burundaises sont "destinées essentiellement à la consommation". Et cela peut s'expliquer par la "faiblesse du revenu par habitant, aujourd'hui inférieure à 300 dollars par an et par habitant" ; ce qui reste de loin inférieur par rapport au revenu par habitant d'autres pays de la région est-africaine (Kenya, Tanzanie, Ouganda, Rwanda et Soudan du Sud), a-t-il affirmé.

Analysant le volume des investissements burundais capté du point de vue économique par la capacité de formation du capital, M. Nsabimana a indiqué que le niveau d'investissements internes au Burundi en 2017, a augmenté par rapport à l'année de crise de 2015.

Cependant, a-t-il émis une nuance, l'augmentation des investissements enregistrée en 2016 est "à relativiser" dans la mesure où la performance obtenue reste inférieure à celle enregistrée en 2014.

L'expert Nsabimana a affirmé également que l'analyse de l'état des lieux sur l'économie burundaise, doit mettre en exergue le niveau des investissements directs en provenance de l'étranger.

"En effet, quand on se penche de près sur les investissements directs étrangers au Burundi, on découvre que les flux restent faibles. Sous cet angle, on ne peut manquer de regarder de près le niveau des transferts des migrants, qui revêtent un aspect très important au niveau de la promotion des investissements innovants dans beaucoup de pays, africains en l'occurrence via des transferts de la diaspora. Au Burundi, ces transferts des migrants, si on les compare par rapport au PIB, restent encore avec des taux faibles", a-t-il souligné.

L'économie burundaise souffre encore également de la faiblesse du volume des exportations, a poursuivi l'expert en précisant que celles-ci représentent moins de 7% du PIB.

Sur ce, il a déploré que les exportations burundaises soient encore dominées par des produits de l'agriculture ; car les produits manufacturés en la matière reste très faible dans la mesure où ils représentent moins de 5% du volume global des exportations.

"Bref, dans l'ensemble on voit aujourd'hui qu'il y a une certaine amélioration de l'économie burundaise, qui reste cependant très faible par rapport à la situation de 2014", a-t-il tranché.

Pour l'expert Nsabimana, l'amélioration actuelle de l'économie burundaise sur base des statistiques et des indicateurs par rapport à la situation qui prévalait à l'année de crise de 2015, s'explique fondamentalement par une "reprise relative de l'activité économique" au Burundi à la faveur de la situation sécuritaire burundaise "en train de s'améliorer relativement".

"Car, par rapport à 2015, on enregistre une valeur ajoutée sur le plan sécuritaire ; mais, ce n'est pas encore un bon environnement pour attirer les investisseurs", a-t-il nuancé.

Pour l'expert Nsabimana, à ce jour, les défis majeurs de l'économie burundaise sont principalement la transformation structurelle de l'économie nationale (dans la mesure où les Burundais ne peuvent continuer à vivre uniquement de l'agriculture), la résolution du déficit énergétique et le renforcement de l'environnement des affaires.

Mais il n'y a pas que des défis pour l'économie burundaise, il existe aussi des opportunités pour son épanouissement dans le temps et l'espace, a-t-il souligné, en citant notamment le "riche" potentiel minier, le niveau accéléré d'intégration régionale et l'existence des structures de promotion des investissements telle que l'Agence de Promotion des Investissements(API).

Source : arib.info


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