Médias: quid de la contribution à la consolidation de la paix, de la démocratie et au développement durable Featured

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 Le ministre des Postes, des technologies de l’information, de la Communication et des Médias, M. Nestor Bankumukunzi a appelé lundi les médias à publier et diffuser des informations constructives, favorables à la réconciliation de la population, privilégiant l’intérêt général, des informations utiles à la population, qui ne les poussent pas à s’exiler mais qui font avancer le pays. C’était au cours d’une réunion organisée dans une des salles de son cabinet à l’intention des responsables des médias, afin d’échanger sur la contribution des médias à la consolidation de la paix, de la démocratie et au développement durable.

Pour M. Bankumukunzi, le pays vit un contexte politique particulier caractérisé par des pourparlers, après les problèmes qui ont suivi les élections de 2015. Des tentatives de solutions pour la normalisation de la situation sont en cours. Les médias sont appelés à prendre du recul et à ne pas envenimer la situation. De plus, on parle de l’envoi des troupes étrangères au Burundi. Les médias qui mettent en avant l’intérêt général doivent s’interroger si cela est opportun. Ils doivent aussi analyser s’il y a ou pas risque de génocide évoqué ces derniers jours et orienter leur production, a dit M. Bankumukunzi. D’après lui, le secteur des médias est dans une situation particulière. « Il n’y a pas de dualisme. Les journalistes doivent éviter d’être embarqués. Ils doivent être une lumière dans l’obscurité. « Nous avons un chantier commun de construire le pays. Il ne faut pas fournir à la population des mensonges comme certains médias mal intentionnés le font. La liberté est difficile à gérer. Le journalisme est là pour aider à ce que la société marche bien. Vous en abusez, ça devient du libertinage », a-t-il souligné.

Un accent a été mis sur l’équilibre de l’information. « L’équilibre de l’information n’est pas un choix, c’est un impératif », a dit le ministre Bankumukunzi en demandant aux journalistes de mettre des fois une information sous embargo, quand ils n’ont pas encore diversifié les sources. Et le président du Conseil Nationale de la communication, M. Richard Giramahoro de renchérir : « une seule source, ce n’est pas une information, c’est une piste d’information et il faudrait aussi penser à l’équilibre genre dans le traitement médiatique ». Un journaliste a déploré le fait que des fois l’on publie une information déséquilibrée, parce ce que certaines sources administratives n’ont pas voulu s’exprimer. L’importance d’adopter un code de conduite des journalistes qui insiste sur le comportement des journalistes en complément de la loi sur la presse a été évoquée pour éviter des dérapages.

 

Le ministre a en outre dénoncé une sorte de guerre médiatique sur les réseaux sociaux et sur certains médias en ligne. A la question de la protection contre la désinformation des médias sociaux, le ministre a dit que le gouvernement ne veut pas priver les Burundais des réseaux sociaux et qu’il n’est pas pour leur fermeture ou interdiction. « L’on devrait les exploiter dans le sens de transmettre une vraie information », a-t-il ajouté.

M. Bankumukunzi a par ailleurs déploré le contexte malheureux de la fermeture de certains médias dans le cadre du coup d’Etat manqué du 13 mai 2015. Il a précisé que le ministère de la Justice en est à l’étape de l’établissement des responsabilités, et que la réouverture de ces médias est une préoccupation du gouvernement. Il a demandé aux médias qui ne sont pas fermés de travailler de façon à combler le vide de ceux-là fermés jusqu’à ce que le secteur soit relancé. Le ministre a dit que le fonds d’aide aux médias ne sera pas disponible cette année à cause de la suppression de certaines rubriques budgétaires consécutives à la situation socio-politique qui prévaut dans le pays. Cependant, certaines rubriques comme la couverture médiatique du dialogue inter burundais et des travaux de la Commission vérité et réconciliation seront appuyées. Il est demandé aux journalistes de traiter avec délicatesse ces sujets, pour aboutir aux résultats escomptés, a noté le ministre qui a remercié les médias qui travaillent bien et désapprouvé d’autres, notamment les médias internationaux qui diffusent en FM et présentent le Burundi comme un enfer.

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